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                                                       Le mois de l'Autre: 36 étudiants dans des lycées

36 étudiants de Master 1 de la Faculté de droit de Strasbourg vont se rendre dans des lycées alsaciens au cours du mois de mars. Dans un langage adapté aux élèves, ils présenteront à partir de cas concrets et réels les règles de droit notamment pénales, destinées à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le révisionnisme et les discriminations. 

L’objectif est de doter les élèves de la capacité d’identifier le plus en amont possible des comportements discriminatoires contraires à la loi.  A l’issue de cette formation, les élèves seront en mesure d’identifier et de qualifier des comportements qui constituent des infractions pénales. Ils sauront quels sont, pour chaque type de comportement interdit, les sanctions encourues et les droits des victimes. Cette action s’inscrit résolument dans une démarche préventive. Elle tend à permettre l’intégration et l’appropriation de la règle de droit qui seules sont garantes de son respect.Les compétences acquises seront évaluées dans le cadre ludique d’un concours inter lycées qui aura lieu au le 9 juin 2006.
Les lycées qui auront accueilli les étudiants pourront participer à ce concours. Chaque lycée désignera une équipe pour le représenter. Les équipes assisteront à une mise en scène théâtrale de situations décrivant des comportements discriminatoires. A l’issue de la représentation, ils disposeront de 2 heures pour préparer un exposé oral dans lequel ils devront reconnaître les infractions pénales et préciser les sanctions encourues, formuler des recommandations pour venir en aide aux victimes et permettre une juste réparation. Il leur sera demandé également ce qui, à leur sens aurait permis d’éviter que l’infraction ait lieu.

Les meilleures prestations seront récompensées par des prix décernés par un jury composé de personnalités qualifiées et représentatives qui sera présidé par Madame Maud de Boer BUQUICCHIO, Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe. Le concours sera parrainé par un ou plusieurs artistes.

 

                                                                          Strasbourg / Opération « droit au coeur »


Les discriminations mises au ban
En mars, 36 étudiants de master 1 de la faculté de droit de  Strasbourg se sont rendus dans des lycées de la région Alsace.
Leur mission : lutter contre le racisme, l'antisémitisme, le révisionnisme et les discriminations en exposant des cas concrets et les règles de droit pénal qui s'y appliquent. Le Lycée professionnel Aristide-Briand à Schiltigheim. Au troisième étage de l'établissement, Chloé Grangier
et Valérie Poure, étudiantes en master 1 à la faculté de droit de Strasbourg, s'adressent aux 29 élèves d'une classe de première. Sans perdre une minute, elles rentrent dans le vif du sujet : droit pénal et discrimination.
 L'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, premier texte de loi français contre la discrimination, est rappelé. Ensuite, Chloé et Valérie s'efforceront, avec pédagogie, justesse et précision, de présenter les principales règles de droit pénal en rapport avec les discriminations ainsi que le
fonctionnement des juridictions pénales.
Dans la salle de cours, les élèves sont concentrés, mais ne semblent pas concernés au premier chef par les problèmes de discrimination. « Les réactions des élèves à nos interventions sont mitigées. La semaine dernière, le dialogue s'est immédiatement instauré et tous participaient. Aujourd'hui (jeudi), ils sont moins réceptifs voir désintéressés », constate Chloé dont le discours est pourtant tourné vers des situations de la vie quotidienne auxquelles les élèves présents sont confrontés. La discrimination est un mal quotidien
 L'action « droit au coeur » a été menée par l'association DpJ (le droit pour la justice) dans le cadre de l'opération « le mois de l'autre », conduite en partenariat avec le conseil régional et le rectorat. L'objectif de ces interventions, qui ont touché quelque 1 000 élèves, est de faire prendre conscience aux adolescents que les infractions de discrimination, qu'elles soient liées à la race, au sexe, à l'apparence physique ou à la
religion, sont monnaie courante, quotidiennes et souvent indirecte. Mais surtout elles tombent sous le coup de la loi. Et pour impliquer les adolescents, un concours inter-lycées sera organisé le 9 juin. Une mise en scène de situation décrivant des comportements discriminatoires sera présentée aux élèves. Ces derniers devront être capables de qualifier les infractions et de proposer des solutions qui auraient permis d'éviter la commission
de l'infraction.
Ale.P (DNA)

 

                                                   Un label contre les discriminations


Karen Deneuville est étudiante en droit à Strasbourg et membre de l'association Droit pour la Justice (DPJ). Outre les actions de
prévention au sein des lycées de la région, DPJ investit désormais, aussi, les bars et boîtes de nuit.
DNA : Quels sont les objectifs de Droit pour la Justice ?
- Karen Deneuville : L'association, présidée par Chantal Cutajar (*), est née il y a deux ans. Une de nos
actions principales est d'intervenir, avec notre équipe d'étudiants en droit, dans des classes de seconde afin de prévenir toutes les formes de discrimination.
 Durant quatre heures, nous enseignons aux lycéens comment reconnaître les discriminations, les prévenir, et de quels recours peuvent bénéficier témoins ou victimes de tels actes. Chaque année d'interventions se finit par un concours inter-lycées. Au cours d'une séance de théâtre-forum avec la troupe Grand Rire, les jeunes sont invités à mettre en pratique leurs connaissances lors de petites saynètes. Cette soirée s'inscrit dans le cadre du Mois de l'autre, en partenariat avec le conseil régional.
- Quelle est la spécificité de l'association par rapport à d'autres structures similaires ?
- Karen Deneuville : Bien sûr, SOS Racisme, la LICRA, le MRAP sont déjà sur le terrain pour des actions
visant les mêmes objectifs. Nous fonctionnons de manière plus spécifique dans le milieu scolaire et
étudiant, sans action à grande échelle. Quoique, notre travail fait des émules. Parmi nos 74 étudiants
impliqués, une partie va former des étudiants de Marseille, cette année, qui poursuivront ensuite les
interventions auprès de lycées de leur région.
 Par ailleurs, nous lançons ce mois-ci un nouveau concept avec le label Respect pour les bars et boîtes de
nuit qui s'engageront à appliquer les lois contre les discriminations. Le principe de base est : oui aux tenues
et aux conduites correctes, non aux discriminations !
- Comment se déroulera la première soirée ?
- Karen Deneuville : Nous invitons toute personne intéressée au bar le Golden Gate, rue du
Fossé-des-Tanneurs ce jeudi soir (**). Le prix d'entrée que nous demandons servira à faire tourner les
activités de l'association. Nous prendrons la parole en début de soirée, sur le thème du droit au respect de
chacun dans sa diversité, et pour présenter l'association. Le Golden Gate sera notre premier établissement
labellisé "Respect" pour son positionnement contre la discrimination « ordinaire ». Les membres de
l'association répondront aux questions du public. Pour le restant, bien sûr, la soirée sera avant tout festive.
 Enfin, les amateurs peuvent déjà noter dans leur calepin une soirée analogue à l'Embuscade (rue Klein) en
mars.
Propos recueillis par MSK

 

 

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